Il était une fois… le cuivre et la goutte

Le Cuivre et la Goutte est né en 2018 d’une réflexion sur l’alimentation, la santé et la nature mais pas que…

Lorsque j’ai fait mienne l’idée que la liberté et l’émancipation passaient par l’autonomie, je me suis mis en tête d’apprendre à produire ce qui nous est nécessaire pour vivre décemment.

J’ai donc naturellement suivi deux formations en maraîchage biologique pour commencer…

Alors que je me demandais si je préférais apprendre à construire une maison en terre ou à faire du pain, je me suis fait un ami jardinier qui distillait des plantes et produisait à toute petite échelle des hydrolats qu’il partageait avec ses amis.

C’est alors que je me suis penché sur l’appareil et son histoire : l’alambic, l’alchimie, les bouilleurs de cru… J’ai pu discuter avec quelques distillateurs et me suis procuré un peu de lecture sur le sujet.

Fort de ma conviction que le monde paysan est la racine de la civilisation et la solution aux problèmes sociétaux que nous vivons, j’ai plongé sans hésitation sur l’occasion qui se présentait de participer à la réanimation de l’art de la distillation et de la culture de la goutte de nos campagnes !

Car s’il est vrai que le métier de jardinier est captivant, passionnant, libérateur et noble, il n’est pas faux de dire que le métier de distillateur est mystérieux, fascinant, utile et drôle !!

A mon humble avis en tout cas. Le matériel a quelque chose d’onirique pour moi et le procédé d’extraction, d’épuration, de concentration de la matière m’interpelle et m’intrigue…

Lorsque j’élaborais le projet, j’ai d’abord souhaité proposer un service de distillation de fruits et de plantes aux producteurs bio de toute la France.

Je voulais faire des eaux de vie et des huiles essentielles un peu partout et permettre aux producteurs d’enrichir leur gamme de produits tout en participant à la renaissance du métier de distillateur.

Malheureusement, il n’est pas aisé sinon quasiment impossible de déplacer un alambic sur un territoire si grand pour produire de l’alcool : les différents bureaux de douanes et mairies doivent s’accorder et le nombre et la cadence des démarches administratives ne permettent pas une telle mobilité (cela dit, je ne désespère pas, ça peut venir…)

Depuis, j’ai estimé que la production d’huiles essentielles, quoique très intéressante, n’était pas si pertinente dans mon activité dans la mesure où les producteurs intéressés ne sont pas très nombreux (cela demande beaucoup de matière et beaucoup de producteurs de plantes médicinales s’équipent pour distiller eux-mêmes). Là encore, rien n’est figé et il est possible que je lance une petite production d’huiles essentielles à l’avenir…

D’ici là, pour garder le volet « médicinal » et puisque la production d’alcools forts s’y prête, je compte élaborer des extraits végétaux qui prendront la forme de teintures-mère ou alcoolatures. C’est à dire des macérations de plantes dans de l’alcool pour utiliser en traitement ou en prévention (sans présomption médicale bien entendu. Demandez conseil à un professionnel de santé !)